Je me présente : je m'appelle Livia, j'ai 36 ans, 2 enfants, 2 cochons d'inde et une jument de trait comtois. Pour ceux que ça intéresse, je vais vous décrire mon parcours avec les chevaux depuis mes débuts.
Comme beaucoup d'entre nous, les chevaux sont entrés dans ma vie depuis ma tendre enfance. Pendant de longues années je les ai regardé de loin, faute de moyens financiers pour prendre des cours. Ils peuplaient mon imaginaire débordant et je montais des scénarios abracadabrans, le soir avant de m’endormir. Je me voyais dompteuse de l'étalon noir. On se comprendrait mutuellement sans parole, juste par la pensée. Il ne tolèrerait personne sur son dos à part moi et attaquerait quiconque s'approcherait de trop près ! C'est avec des étoiles dans les yeux et des rêves pleins la tête que je me suis payé mes premiers cours dans un manège avec mon argent de poche. La descente sur terre et dans la réalité a été brutale ! Je comprenais rien de ce que l'on me demandait de faire et pareil pour le cheval. J’ai continué un moment, j’aimais tellement être près de cet animal. J’ai assez vite compris que monter un cheval en liberté était un rêve inaccessible…
Ensuite, j'ai quitté le manège pour faire de la balade. À cru. Ça se rapprochait un peu. Mais malheureusement, par méconnaissance, j’étais très brutale avec l’animal. Coup de pied dans les côtes pour avancer, tirer sur le mors pour arrêter. Je croyais que c’était comme cela qu’il fallait faire. Pourtant, je n'arrêtais pas de penser qu'il devait y avoir d'autres moyens pour communiquer avec l’animal. Et finalement, j'ai découvert plusieurs ouvrages sur les chuchoteurs américains. Ça a été un déclic fondamental dans mon parcours ! Enfin j'avais des réponses ! J ai lu tout ce que je trouvais sur le sujet et j’essayais de faire quelques exercices avec le cheval que je montais à l’époque. C’était laborieux, mais il y avait des tous petits résultats qui me montraient que je pouvais apprendre des choses au cheval. La méthode Parelli m’a paru la plus adéquate pour apprendre à apprendre. Tout un programme était proposé pour progresser, avec un matériel pédagogique super. Les 7 jeux ! Quelle merveille ! J’ai trouvé un stage sur un weekend dans le canton de Fribourg. Je me suis inscrite, j’ai trouver un logement, une voiture et un cheval. A 20 ans, c’était toute une organisation pour moi qui n’avait jamais quitter le Jura sans être accompagnée par des proches. J’ai fini le stage avec bien plus qu’une expérience pratique. Je suis partie avec un projet de vie. Devenir instructeur Parelli !
J'ai trouvé un travail en usine pour financer tout ça. Je voulais apprendre vite alors, j’ai commencé à voir en grand, en très grand. Je me suis demandée s’il serait possible de combiner mon rêve d’adolescente de partir au Canada, travailler dans un ranch tout en apprenant la méthode Parelli. J’ai fait des recherches et bim ! Le rêve pouvait devenir réalité ! Tous les ingrédients se réunissaient au merveilleux Cardinal Ranch, dans les Montagne Rocheuse de Colombie Britanique / www.cardinalranch.com. J’ai trouvé exactement ce que je cherchais. J’ai travaillé 6 mois à l’usine et mis un maximum d’argent de côté pour m’envoler vers mon rêve… Là, ça n’était plus le canton de Fribourg, c’était un autre continent, une autre culture, une autre langue,… prendre l’avion… dormir à l’hôtel… prendre un taxi… attendre le train qui avait 5 heures de retard, y rencontrer la famille, découvrir le ranch dans les contrées sauvages du Canada… ne pas parler un mot d’anglais, se sentir seule, si seule… Avec le recule, je me rends compte à quel point ça a été éprouvant. Et puis, tout doucement, on se fait des points de repère, une sorte de routine rassurante s’installe et permet le grandissement personnel. La langue étrangère devient un peu plus familière.La gêne s’estompe pour laisser l’opportunité à ma bouche de sortir des sons inconnus qui prennent sens dans ma tête et aux oreilles de mes hôtes. Après 3 mois, je commençais enfin à pouvoir communiquer en anglais ! Au lieu de faire 6 mois, j’y suis resteé 1an. J’ai beaucoup appris et j’ai gardé ma détermination pour devenir instructeur.
A mon retour en Suisse en 2006, j’ai repris mon travail en usine. Ma jument de l’époque boitait. J’ai dû m’en séparer et j’ai trouvé une jeune pouliche espagnole, noire évidemment. Querida. Tout ça se rapprochait de mes rêves d’enfant… Je l'ai travaillée plusieurs mois, en faisant régulièrement des stages avec Carmen Zulauf, instructrice Parelli. Puis je me suis inscrite à un stage de 6 semaines chez Pat Parelli en Floride en 2007.
Deux ans plus tard, une nouvelle formule de stage s’est ouverte chez Pat Parelli. Nous pouvions passer 3 mois dans son ranch au Colorado, en suivant différents modules qui nous permettraient d’obtenir le titre d’instructeur Parelli à la fin du stage. Je me suis inscrite et suis partie. L’expérience ne s’est pas très bien passée. Beaucoup de travail inintéressant qui ne m’a rien appris. Peu de cours pour progresser avec les chevaux. Trop d’intérêt pour celles et ceux qui étaient avancés et pas assez pour les niveaux moyens comme moi. J’en suis repartie avec une très grande perte d’estime de moi et mes économies à sec. Si j’avais eu un peu plus confiance en moi, j’aurais pu exprimer mon mécontentement, mais je n’ai pas osé. Je suis tout de même rentrée avec le certificat d’instructeur 2 étoiles. J’avais accomplis mon projet professionnel . Bizarrement je me suis aperçue que je n’avais pas trop la fibre de l’enseignement. De plus ma jument a eu un accident et la blessure était irréversible. J’avais besoin de faire une pause avec les chevaux. J’ai donné ma jument à une bonne âme qui gardait des chevaux pour le plaisir d’être avec eux, sans ambition équestre. Une vie pépère pour Querida.
En 2011, je suis partie marcher sur St-Jacques de Compostelle pour faire le point. Après 1600km de marche sac au dos, je ne savais toujours pas ce que je voulais faire…
J'ai continué mon voyage en Espagne, jusqu'en Andalouise. J'y ai acheté un magnifique PRE que j'ai fait transporter jusqu'en Suisse. Malheureusement, il n’a pas supporté le changement climatique et a développé des problèmes de peau incurables. A ce moment là, je dois avouer que j’ai baissé les bras. Le 3ème cheval qui capote. Je l’ai donné et j’ai tout vendu mon matériel.
Et la vie a continué. J’ai eu 2 enfants et je n’ai plus pensé aux chevaux pendant plusieurs années…
Mais comme vous le savez très certainement, quand on commence avec les chevaux, on en a pour toute la vie ! Et en 2018, l’envie de retravaillé avec ses quadrupèdes a gentiment grandit dans mon cerveau. A l’automne, j’ai été sur le plateau de Maiche et j’ai ramené un pur produit du terroir. Une jeune pouliche de race trait comtois. Un petit bijou. Pour la petite anecdote, quand je l’ai choisie, je me suis dit : pourvu qu’elle n’aie pas un nom de fleur, genre marguerite ! Et devinez quoi, petite pouliche s’appelait Gentiane ! Hahaha ! Pour mon confort auditif, je l’ai renommée Gilah ! En l’achetant, j’avais l'idée (que j'ai toujours) de la former à la traction animale dans le milieu maraîcher.
En janvier de l’année suivante, je me suis inscrite à la formation en ligne d’une année avec Andy Booth pour passer le Brevet Fédéral Français d’Enseignement en Equitation Ethologique 1 (BFF EEE1). Pendant 1 an, j’ai étudié la théorie d’apprentissage, la pédagogie, des dizaines d’heures de vidéo et des pages et des pages de notes. Et la pratique avec Gilah. La technique n’est pas très différente de la méthode Parelli. Mais la différence majeur entre les deux est que l’équitation éthologique s’appuie sur les récentes expériences scientifiques effectuées avec les chevaux tandis que Parelli tient un discours plus anthropomorphique qui se base sur le leadership entre l’homme et le cheval. Après un an de formation, je suis partie à Bordeaux pour passer 12 jours de stage avec Andy Booth et son équipe. J’ai passé les 3 examens requis, soit technique, pédagogique, et théorique.
Actuellement, je suis donc disponible pour vous transmettre mon savoir !
N’hésitez pas à m’appeler, m’envoyer un message ou un mail ! Racontez-moi votre histoire, votre parcours.
Avez-vous des difficultés, des incompréhensions ? Je vous invite à aller sur la page d’accueil pour trouver les formules de cours les mieux adaptés à vos besoins. A bientôt ! Livia